Les métiers de l’immobilier qui recrutent

Photo d'un bien immobilierL’année 2016 a été excellente dans le secteur de l’immobilier. Plusieurs facteurs expliquent cette embellie :

  1. Un dispositif de défiscalisation efficace : la loi Pinel. Elle permet aux investisseurs qui achètent un bien immobilier neuf respectant diverses conditions de profiter d’une réduction d’impôt qui peut aller jusqu’à 21% du montant de celui-ci. On parle de 63000€ sur 12 ans.
  2. Des prix de l’immobilier qui stagnent (ils étaient en hausses depuis plusieurs années).
  3. Des taux immobilier historiquement bas.

Un secteur qui recrute

Le secteur de l’immobilier fournit de nombreux emplois en France. Environ 80% des employeurs du secteur disent vouloir s’attacher les services d’un nouveau collaborateur d’ici 3 ans.

D’après une étude récente, environ 8,2% de la population travaille dans l’immobilier (construction, architecture, promotion, ou encore le home staging…). Cela représente environ 2,1 million de personnes. C’est le plus gros pourvoyeur d’emplois.

C’est dans la construction des bâtiments qu’il devrait y avoir le plus fort taux de recrutement, ainsi que dans la gestion de l’immobilier.

Plus en berne, les métiers d’architectes. Il y a un grand nombre de diplômés, et finalement peu de recrutements. C’est un métier qui intéresse peu les entreprises.

Le métier qui devrait remporter le plus de succès est dans l’ingénierie et les prestations techniques.

 

 

 

Immobilier : le gouvernement accélère

5889846827_c3809391c0_bPeu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. Le gouvernement a fait sien ce proverbe, tout en l’accommodant à sa sauce. Aujourd’hui, on pourrait entendre : peu importe le coût (pour l’État), pourvu que les Français achètent des logements. En effet, en cette fin d’année 2015, l’exécutif multiplie les annonces en faveur du marché immobilier.

Dernière en date, la prolongation du dispositif Pinel jusqu’en 2016. Moquée à ses débuts, la loi a finalement convaincu. Mieux, elle a permis un rebond du marché immobilier et elle est désormais considérée comme le fer de lance des dispositifs de défiscalisation. Petit rappel, la loi Pinel propose trois réductions d’impôt à tout particulier investissant dans un logement à destinée locative, le taux étant proportionnel à la durée de location (12% pour 6 ans, 18 pour 9 et 21 pour 12).

Autre annonce, la refonte du prêt à taux zéro. Auparavant, le PZT+ permettait de financer 20% du prix d’un logement et était circoncis à 6 000 communes. Il est désormais étendu à l’ensemble du territoire et peut financer jusqu’à 40% du prix du logement. Si la mesure devrait effectivement permettre de consolider encore un peu plus la construction de logements, elle représente un manque à gagner important pour l’État.

LMNP et Censi Bouvard : la complémentarité comme argument

Cette fois, difficile de critiquer le gouvernement sur son action. Mais il est toujours possible de regretter son manque de communication sur d’autres dispositifs. Deux sont particulièrement compatibles – un avantage rare dans la défiscalisation immobilière -, le statut de loueur meublé non professionnel (LMNP) et la loi Censi Bouvard.

La loi permet d’obtenir une réduction d’impôt de 11% par pendant 9 ans, pour l’achat et la location d’un logement en résidence de services. La location, en passant par le statut de loueur meublé non professionnel (LMNP, pour plus d’informations cliquez ici) permet de choisir son régime fiscal entre micro-BIC et réel. Le régime micro-BIC en LMNP permet de bénéficier d’un abattement de 50% sur les loyers. Le régime réel en LMNP permet de soustraire toutes ses charges de ses recettes. En cumulant les deux, l’investissement devient vraiment intéressant.

Le double discours des politiques sur le logement

Le constat est implacable, tous les ministres du Logement affrontent, un jour ou l’autre, le serpent de mer immobilier le plus endurant de tous les temps : la crise du logement.

 

Malgré leurs gesticulations, le constat est toujours aussi implacable : la crise se poursuit et ne semble pas prête de s’arrêter. Pas un jour ne passe sans que l’on entende parler d’immeubles insalubres, d’incendies meurtriers ou de marchands de sommeil sans remords. À entendre les politiques, tout est fait pour la juguler. Où est le problème, puisque la crise perdure ?

Il tient en deux mots : double discours. Oui, les politiques et particulièrement les ministres du Logement successifs publient lois et décrets, accordent faveurs fiscales et réductions d’impôts à tour de bras. Les dispositifs nommés en leurs noms se succèdent (Méhaignerie, Périssol, Besson, Borloo, Scellier, Duflot…) et ne leur survivent pas.

La transition énergétique, victime malgré elle

Justement, tout est là. Les dispositifs fiscaux de toutes sortes sont si intéressants que l’État finit par perdre de l’argent. Un exemple : le Prêt social location accession (PSLA). Il offre, entre autres, une réduction immédiate de TVA (quasiment 15% de réduction sur le prix) et une exonération de taxe foncière pendant 15 ans. Avec autant d’argent en moins dans les caisses de l’État, il n’est pas étonnant qu’il ne communique pas sur ce dispositif.

Autre exemple, la transition énergétique. Au coeur des discours depuis le Grenelle de l’environnement en 2010 et avant la COP21, grand-messe climatique de 2015, il a fallu attendre la loi Pinel (2014) pour, enfin, obtenir un environnement et des dispositifs fiscaux favorables aux économies d’énergie dans les logements. Ainsi, pour bénéficier des avantages financiers de la loi Pinel, un logement neuf doit respecter les dernières réglementations en vigueur (RT 2012 ou BBC 2005) et un ancien obtenir un des labels HPE rénovation ou BBC rénovation 2009. Pour les travaux, le seul éco-PTZ+ existe et il va disparaître à la fin de l’année.
Tant que les politiques de tous bords n’accepteront pas une baisse massive des recettes fiscales pour que la population puisse, enfin, habiter dignement, le serpent continuera à se mordre la queue.

La progression du marché immobilier se confirme

Bonjour,

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Au premier semestre 2015, la Fédération nationale de l’immobilier avait constaté une reprise du marché immobilier français sans toutefois affirmer que cette progression continuerait tout le reste de l’année.

 

Aujourd’hui, la FNAIM a publié un nouveau bilan du marché immobilier Français et confirme cette reprise. Cela fait 3 ans que le nombre de transactions (neuf et ancien) restent stables, aux alentours de 700 000, ce qui prouve un certain équilibre du marché. Avant la crise de 2008, le nombre de transactions était plus élevé : 810 000 en 2007 et 776 000 en 2010. Il faut encore du temps pour espérer atteindre les chiffres des années précédentes.

 

Le marché locatif a baissé, notamment à cause de la mise en place de la loi ALUR. L’encadrement des loyers imposé par ce dispositif inquiètent les bailleurs de certaines villes comme à Paris où le dispositif entre en vigueur au 1er août. La loi ALUR permet de limiter les montants des  loyers et facilite l’accès au logement. D’autres villes, telles que Toulouse, refusent d’adopter l’encadrement des loyers. En effet, beaucoup de programmes immobiliers neuf voient le jour dans cette ville qui connaît un marché immobilier neuf particulièrement dynamique. La Municipalité s’est alors engagée à ouvrir un Observatoire des loyers qui se chargera de réguler les loyers plutôt que de les bloquer par zones.

 

Les transactions dans le neuf se sont redressées, aujourd’hui la FNAIM relève 89 616 réservations de logements neufs. L’explication de ces résultats trouve racine dans l’accueil fait par les investisseurs à la loi Pinel. Pour l’ancien, les prix restent élevés cela s’explique par un regain d’intérêt des primo-accédants pour l’immobilier de caractère, plutôt que pour les logements neufs. Il y a quelques années, les trentenaires investissaient d’avantage dans le neuf qu’aujourd’hui. Il faut aussi noter qu’avant la crise immobilière, le secteur de la construction était soutenu par une croisse démographique de la tranche des 30-59 ans en recherche de logements.
Dans l’ensemble, on relève une baisse des prix de 2,2% dans l’ancien. Cette baisse s’explique par un manque de transactions dans les zones rurales et une hausse dans les zones tendues, dans l’agglomération parisienne, dans les zones touristiques et dans les villes en expansion démographique.

La politique et l’immobilier

immobilier-ancienTous les ministres du logement de la Ve République se sont retrouvés face un problème de taille : le mal logement dont souffre les français.

D’après le dernier rapport de l’Abbé Pierre, il y a prêt de 6,5 millions de personnes qui souffrent du mal logement. C’est pourquoi Sylvia Pinel, qui est actuellement la ministre du logement en poste, a mis en place un système de défiscalisation. Cela doit permettre de relancer l’immobilier. Les investisseurs qui achètent dans le neuf obtiennent une réduction d’impôt, en échange de quoi ils s’engagent à mettre l’appartement ou la maison sur le marché locatif pour une durée minimale de 6 ans. Un plafond de loyer et de ressources a été mis en place afin de favoriser les foyers les plus modestes et ainsi réduire les inégalités, notamment dans les zones dites « tendues ». Il existe des sites qui proposent une simulation en défiscalisation immobilière un peu partout.

Il est très compliqué de se loger dans ces zones (Paris, Marseille, Lille…), et de nombreux marchands de sommeil en profitent pour abuser de la détresse des gens. On observe alors à des scènes incroyables (appartements surpeuplés, insalubres, hors de prix…) au sein même du pays des droits de l’Homme.

La corrélation entre l’immobilier, la hausse des constructions et une politique de défiscalisation avantageuse est donc très forte.